Au Niger, le candidat arrivé au second tour Mahamane Ousmane a déposé son recours hier lundi auprès de la Cour constitutionnelle du pays. L’opposant nigérien conteste toujours les résultats de l’élection présidentielle du 21 février, remportée officiellement par le candidat du pouvoir en place, Mohamed Bazoum, selon des résultats provisoires prononcés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Avec près de 56% des voix, contre un peu plus de 44 pour Mahamane Ousmane, Mohamed Bazoum a remporté le second tour de la présidentielle du Niger, si l’on s’en tient aux résultats publiés par la CENI. 

Ousmane revendique 50,30% des voix

Des résultats entachés par la fraude, selon Mahamane Ousmane, qui revendique la victoire avec, selon lui, « au moins 50,30% des voix » au second tour. Il en appelle donc à présent à la Cour constitutionnelle, renseigne RFI.

Lundi 8 mars lors d’une conférence de presse, il a énuméré les faits qui nourrissent le recours déposé auprès des juges. « Procès-verbaux transmis par le circuit de la Céni discordants par rapport à celui transmis par nos délégués ; procès-verbaux signés par nos délégués, sous la contrainte d’arme à feu ; procès-verbaux non signés du tout par nos délégués ; résultats des bureaux de vote, annoncés le jour du vote, dès la mi-journée ; procès-verbaux issus des bureaux de vote n’ayant pas ouvert du tout le jour du vote ; procès-verbaux préfabriqués avant le jour du vote, substituant les vrais résultats ; des faux bulletins, marqués d’empreintes digitales en faveur de mon compétiteur Bazoum Mohamed. J’ai décidé de déposer devant la Cour constitutionnelle, sur la base des faits, afin que celle-ci dise le droit, et ce, afin de respecter le libre choix du peuple nigérien, souverain », a informé le premier président de la République élu démocratiquement au Niger, au micro de RFI.